06/02/2009

Lettre de la Côte d’Azur.

                                               Chers Amis,

 

 

            C’est bien installée à la terrasse de notre bungalow au Centre Renouveau de La Bouverie que je vous donne des nouvelles des Marcheurs de la Police de Binche en vacances  à Roquebrune-sur-Argens.

 

            Le voyage de nuit fut agréable : les contretemps et problèmes routiers que nous redoutions sont restés lettre morte si bien que le samedi 31 mai dès 16 heures nous étions accueillis par l’équipe des responsables de ce complexe de vacances.

Il faut savoir que la commune de Roquebrune –sur-Argens comporte trois quartiers différents :La Bouverie, les Issambres et le Village qui est le cœur de son histoire.

 

Dès 19 heures , le groupe bien rôdé, vite installé, se retrouve comme il se doit dans la salle polyvalente pour une réunion d’information et un premier verre de l’amitié. En nous rendant au souper, peu après, nous connaissions le Directeur, le plan des lieux, le programme d’animation et nos guides-randos du séjour : beau programme en perspective, sans contrainte ni obligation ! Au bureau d’accueil, de jolies cartes postales attirent notre attention car elles représentent le Centre sous tous les angles : les bungalows répartis sur le domaine, l’intérieur coquet des logements, une vue aérienne du long bâtiment où nous mangerons, la piscine et sa fresque bleue, les terrasses, le tout surmonté d’une tour provençale dont l’escalier en spirale mène à un panorama du paysage montagneux environnant.

Nous l’avions déjà constaté en arrivant en car, la montagne de Roquebrune s’y impose comme un massif isolé aux rochers déchiquetés de grès rouge et domine de façon spectaculaire la vallée de l’Argens.

La journée du dimanche 1er juin est méditerranéenne. En matinée, la station touristique de St Raphaël, située en lisière des Maures  mais blottie au pied de l’Estérel qui abrite sa plage, nous plonge dans l’atmosphère du Midi. Son marché provençal s’étire longuement en bord de mer. Pour notre plus grand bonheur, artistes et artisans proposent peintures, bijoux, parfums de lavande  etc… avec l’accent  bien entendu ! Nous n’avons que l’embarras du choix pour engranger souvenirs et cadeaux avant de prendre gaiement l’apéritif en terrasse.

L’après-midi met au programme une randonnée d’environ 6Km sur le sentier du littoral au départ d’Agay. Quand le car dépose le groupe, les randonneurs ne pouvaient imaginer la force des paysages qu’ils allaient découvrir ! Au démarrage, le ton est donné : la corniche de l’Estérel aussi nommée Corniche d’Or se révèle abrupte et chaotique, faisant renoncer certains par prudence. La progression des plus téméraires mène à la découverte d’un massif raboté par l’érosion dont les porphyres bruts mettent des taches vives sur le bleu de la mer.

Heureusement, le Président José a mandaté ses lieutenants et l’entraide fonctionne bien dans les passages très dangereux car le sentier suit des promontoires puissants encadrant les calanques.

 

 

  Des points de vues superbes nous arrachent des exclamations d’admiration entre les grognements dûs à l’effort. En contrebas, des récifs transparaissent sous l’eau limpide tandis qu’un vent capricieux chipe casquettes et chapeaux pour le plus grand plaisir des farceurs qui lui font concurrence ! Bientôt l’île d’or apparaît sur notre gauche, sa silhouette caractéristique inspira Hergé pour dessiner l’Ile Noire dans l’album du même nom. Juste après, nous atteignons Cap Dramont dont le belvédère aménagé offre un vaste panorama sur le massif des Maures. Nous descendons ensuite vers la plage du Dramont bordée par la forêt domaniale qui couvre le cap . Nous découvrons avec surprise une stèle érigée là en souvenir du débarquement de la 36ème division américaine le 15 août 1944. Devant la foule des touristes se prélassant au soleil, nous songeons … si les pierres pouvaient parler ! Cette parenthèse mélancolique se ferme avec l’arrivée du car où pour rentrer à La Bouverie, nous rejoignons ceux qui ont préféré visiter les villages environnants.

Les lieutenants sont au rapport et le bar offre comme toujours des boissons bien fraîches. Merci Michel, notre chauffeur désormais attitré. Nous nous souviendrons de l’Estérel et ne sommes pas étonnés d’apprendre que jusqu’à la fin du 19ème siècle, ce massif servit de refuge aux forçats évadés du bagne de Toulon !

Pour couronner ce beau dimanche, le souper confirme nos soupçons du premier soir : Renouveau destine un festin quotidien à ses vacanciers ! Par fidélité aux principes d’équilibre alimentaire, crudités et salades initient le repas, suivies ce jour-là d’un superbe couscous bien arrosé de vin frais. Après les fromages, un buffet-desserts permet d’hésiter entre le gratin de pêches, la crème brûlée et la salade de fruits. Certains jugent qu’il faut goûter de tout pour comparer et apprécier. Qu’importe : la soirée dansante ou …..la  partie de pétanque feront merveille pour entretenir la bonne humeur.

 

Le lendemain, 2 juin 2008 la semaine débute avec la pluie. Au petit déjeuner les projets sont modifiés pour l’avant-midi. Quelques inconditionnels forment des équipes de belote, d’autres se rendent sur la place de La Bouverie pour une visite à la poste et au petit magasin local bien pourvu en Ricard. Quelques-uns marchent sous la pluie dans les bois des environs.

A l’heure du repas, le rando-guide annonce le soleil pour l’après-midi avec au programme un maître-choix : le Coulet Redon et les gorges du Blavet sinon la visite des villages perchés en voiture ou minibus.

 

Dès 14 heures, les groupes se constituent et une majorité choisit la rando au départ du Centre avec Guy et Michèle comme guides.

Pour monter au Coulet Redon, le chemin grimpe allègrement. Guy commente le paysage : le massif des Maures alignant de longues croupes parallèles de faible altitude et le massif de l’Estérel avec le mont Vinaigre culminant à 618 mètres. Au détour du chemin, un instant magique : le rocher de Roquebrune contraste sur le ciel et fait surgir à l’horizon « La femme couchée du Rocher de Roquebrune » Guy nous laisse imaginer l’effet d’un coucher de soleil flamboyant sur cette silhouette qu’il s’ingénie à nous faire identifier. La chaleur nous accable un peu. Michèle profite des haltes ombragées pour présenter la flore des lieux. A l’abri des arbres, beaucoup d’arbrisseaux et de buissons : bruyères arborescentes, arbousiers, lentisques et lavandes sauvages. Dans les parties découvertes le ciste cotonneux, de Montpellier, à feuilles de sauge, le thym sauvage… Michèle est intarissable : chaque plante est observée, froissée, respirée ! Nous discutons à bâtons rompus.

            Par le jeu des questions-réponses nous répertorions le genévrier cade qui donne l’huile de cade …pour le savon cadum, la salsepareille dont se nourrissent les Stroumpfts (c’est bien connu), le myrte dédié à Aphrodite par les Grecs, à Vénus par les Romains mais possédant avant tout à nos yeux des vertus antiseptiques des bronches ! Finalement nous atteignons les rochers des gorges du Blavet qu’il faudrait escalader encore. Certains s’y aventurent mais nous préférons rentrer, heureux de nos découvertes botaniques. Nous rebroussons chemin à l’affût des plantes que nous connaissons désormais. Belles découvertes, belle rencontre avec deux guides érudits et enthousiastes. Ces qualités-là font aussi partie de l’esprit Renouveau !

 


A l’apéritif, le groupe des plus courageux fait part de la découverte des gorges du Blavet à partir d’un sentier très escarpé et confirme qu’un danger potentiel y impose la prudence aux amateurs peu avertis . Ici, en été, l’absence de pluie et l’intensité de l’évaporation réduisent les rivières à un lit caillouteux mais les pluies violentes d’un orage isolé peuvent en quelques instants transformer un maigre ruisseau en un torrent impétueux. C’est d’ailleurs souvent le cas en automne et au printemps où il paraît que le débit de l’Argens surtout varie fortement et  rivalise avec la vitesse d’un cheval au galop ! Heureusement, nous sommes des aventuriers prudents. Le festin du soir puis les animations-jeux ou la pétanque clôturent cette belle journée.

 

Le mardi 3 juin 2008 sera une journée découverte en art et architecture.

Le matin, visite de l’abbaye de Thoronet, l’une des plus remarquables abbayes cisterciennes de Provence. Après un parcours en lacets au flanc de collines boisées, nous arrivons en car sur ce site isolé où les moines s’établirent au 12ème siècle.  Le bâtiment n’est pas tellement grand. Il est connu pour l’agencement des pierres à reflets rosés finement taillées et assemblées à joints vifs. Nous découvrons l’église en style roman provençal, le cloître au bas duquel s’élève un « lavabo » ou fontaine abritée par une construction hexagonale : elle servait aux ablutions des moines. Nos pas nous mènent à l’aventure dans la salle capitulaire, au dortoir, au parloir, au cellier, au jardin…toute une vie qui n’est plus. Pourtant, des rencontres internationales de musique médiévale y sont actuellement organisées à la belle saison. On imagine aisément la résonance de cet art délicat entre de telles pierres.

L’après-midi, nous découvrons St-Paul de Vence.

Depuis la route déjà, nous distinguons la silhouette effilée du village dressée sur un promontoire rocheux émergeant des collines et des vallons : c’est une ville fortifiée qui gardait la frontière du Var. Pour y entrer nous devons laisser le car sur un parking extérieur et passer sous la porte Nord. Pour les marcheurs, la balade commence par la « promenade des remparts ». Il paraît que ceux-ci n’ont presque pas subi d’altération depuis François 1er qui les fit élever au  XVI ième  siècle. C’est un beau parcours qui permet par endroits d’emprunter l’ancien chemin de ronde mais qui surtout offre une belle vue sur les orangers et les cultures florales de la vallée ainsi que sur les montagnes de l’intérieur des terres.

Les promeneurs eux, flânent au gré de leur humeur dans « rue Grande » principale artère réservée aux piétons ou bien dans les ruelles ou placettes environnantes bordées de maisons blasonnées, de boutiques d’antiquaires , de galeries d’art ouvertes sur l’extérieur comme des cavernes d’Ali Baba. Le linge de maison en boutis provençal, imprimé de motifs originaux ou encore finement brodé éblouit plus d’une d’entre-nous. Les bourses se délient en pensant à l’effet de ces petits trésors dans la salle à manger ! Les galeries exposent du contemporain très coloré et bien des sculptures nous interpellent.

 

Le charme de St Paul  fait son œuvre et nous comprenons les peintres Signac, Modigliani, Bonnard ou Soutine qui pendant les années 20 se réunissaient à l’auberge de la Colombe d’Or, initiant la notoriété d’aujourd’hui.

Sans nous concerter mais très fidèles à nous-mêmes,  nous nous retrouvons tous aux terrasses des bistros, assis à l’ombre des platanes au bord des pistes de pétanque. Ici le jeu de boules cultive l’authentique comme on dit ! Le beau reportage-photos de notre ami Freddy et consorts en dira beaucoup plus à qui veut approfondir le sujet.

Mercredi 4 juin 2008 nous embarquons au départ de St Raphaël pour la plus grande des îles de Lérins. Cette croisière  d’une heure dix en navigation côtière ravive  nos récents souvenirs car nous revoyons par la mer la bien nommée Corniche d’Or de l’Estérel et ses points remarquables. Les exclamations fusent sur le pont : c’est la tour de l’île d’Or à l’horizon puis Cap Dramont, Cap Roux, nous en savons des choses déjà !...Au golfe de la Napoule nous débarquons sur l’île Ste Marguerite sertie d’eau bleue transparente.

Dédicacé aux piétons, ce territoire de 3 Km sur 900 mètres s’offre à nous pour une découverte en toute liberté. De jolis sentiers parfois fléchés permettent des déplacements soit vers le centre de l’île couvert de bois  d’eucalyptus et de pins soit au bord de mer pour en faire le tour. Nous y découvrons de curieux fours à boulets qui nous rappellent la vocation militaire de ce territoire d’où on savait « tirer à boulets rouges » sur l’ennemi ! Une réserve naturelle en milieu halophile (Plantes vivant sur les sol salés ) offre une pause ombragée pour admirer les oiseaux marins du plan d’eau intérieur. Le repas de midi se prend à la mode d’Astérix sur de bizarres cercles de pique-nique en pierre. Heureux d’alléger nos sacs à dos nous nous régalons entre amis.

 

L’après-midi nous franchissons la « porte marine » de Fort Royal, prison d’Etat sur l’île qui abrita « le Masque de fer » de 1687 à 1698. Malgré les grands travaux de rénovation entrepris, nous visitons les vastes pièces de cette prison qui n’a rien à voir avec les normes actuelles.

Monument historique depuis 1927, le Fort Royal perdit sa valeur militaire en 1944. Acquis par la ville de cannes en 1995, il accueille aujourd’hui touristes et groupes de jeunes sans oublier diverses associations. Ce jour-là, nous suivons le guide qui fait revivre à nos yeux la vie en autarcie des militaires du passé. Une vie bien remplie puisque la chapelle abrita mariages, baptêmes et enterrements ! Les logements des familles avoisinant les cellules de prisonniers. Nous poursuivons la  découverte par les courtines, la poudrière, les bastions et même nous recevons presque un cours d’architecture militaire telle que Vauban la décidait.

Les immenses citernes nous étonnent mais bien moins que l’éblouissant paysage maritime que notre regard embrasse du haut de la terrasse Bazaine. Au fond de la baie, la lumineuse ville des festivals resplendit. Mais l’heure tourne. La croisière de retour nous révèle les caprices de la mer qui nous secoue d’une houle bien chaloupée tandis qu’un vent frais annonce l’orage tout proche ! Ainsi finit une belle journée sous le soleil du Midi dans toute sa splendeur.

 

Jeudi 5 juin2008  nous vivons  une journée sportive puis un peu snob.

 

Dès 10 heures, en route pour la baie de Cavalaire ! Cette fois, nous sommes face à la corniche des Maures. Au départ de la plage de Gigaro, un groupe assez nombreux de randonneurs confirmés ou convaincus de l’être se lance à l’assaut de cap Lardier, cap Cartaya et cap Taillat pour atteindre la plage de l’Escalet au terme de 3 heures de marche difficile. Rien n’a été épargné aux amateurs d’escarpement ! Néanmoins, les nombreux escaliers à monter et à descendre, particulièrement adaptés aux grandes tailles pouvaient rassurer car visiblement ce site est aménagé à destination des  visiteurs. Une belle flore en guise d’écrin aligne  l’œillet sauvage, la barbe de Jupiter ou encore l’euphorbe de Montpellier en lisière du sentier. Cette variation de couleurs ajoutée à la beauté de la large baie récompense chacun des efforts consentis ! Bientôt c’est la traversée de la réserve biologique : un monde minéral plus accidenté avec ses rochers remarquables et ses eaux de bleus divers. Peu ou pas d’oiseaux sur ce site couvert de cactées parfois en fleurs.

 

La fin du tracé se laisse deviner sur de grosses roches arrondies qu’une fine pluie rend alors très glissantes. Chacun négocie son équilibre avec plus ou moins de bonheur. Les parapluies ouverts renvoient à ce moment l’image de funambules suspendus entre ciel et mer. Enfin, nous sommes soulagés d’être arrivés.  Le Président José nous accueille en avant-garde immortalisant ses valeureux marcheurs dans l’effort par quelques photos pour la postérité.


Le groupe rejoint ceux qui ont préféré visiter Ramatuelle et d’autres villages. Nous partons tous ensemble pique-niquer à Saint Tropez.

Nous verront la petite ville mythique à l’abri de notre parapluie. La statue de Suffren nous surveille au départ du vieux port pour commencer notre balade.  Quelques peintres attirent les amateurs supposés riches ! Les énormes yachts étalent richesse et prétention au long des quais : ils font le spectacle de la démesure ! Bien vite nous entrons dans la ville en suivant ses jolies ruelles bordées de boutiques et de plantes exotiques. Les nombreuses terrasses vides en raison du mauvais temps laissent imaginer l’activité des beaux jours. Nous ne pouvons résister à une visite à la gendarmerie mais Oh surprise ! l’équipe des gendarmes et gendarmettes n’est pas là ! Nous poursuivons jusqu’à la place des Lices mais là non plus pas de joueurs de boules sous l’averse. Finalement, nous allons prendre un bon café ou une ...bière à une terrasse : rien de mieux pour la fin d’après-midi  de cette journée très chargée. Privée de soleil, la ville de Brigitte Bardot a perdu à nos yeux une bonne partie de ses charmes. Il faudra y revenir à l’occasion.

 Le festin du soir rassemble les marcheurs de la Police de Binche autour d’une soupe de poissons bien relevée pour commencer le repas. Dans la soirée, un petit marché provençal installé dans la salle d’accueil donne déjà un avant-goût du marché du lendemain.

 

            Vendredi 6 juin , la journée est provençale et médiévale.

 

La matinée nous conduit à St. Aygulf  où le marché hebdomadaire rassemble de nombreux commerçants sur la place. Quelques mordus de la marche entament malgré tout une courte randonnée autour de la station touristique. Nous profitons du soleil revenu pour flâner entre les étalages de produits du Midi : fruits et légumes, saucissons, ails, confitures, vêtements, vins et apéritifs , bonbons aux fruits…etc…Chacun y trouve son compte!

 

L’après-midi du dernier jour de nos vacances, nous faisons connaissance avec le Village. C’est une petite ville accrochée à la pente rocheuse au pied de la montagne de Roquebrune. Les promeneurs que nous sommes l’ont vérifié  dès le début : nous devons gravir une forte montée pour atteindre la place de la chapelle St Michel. « A Roquebrune , le Moyen Age est en pleine lumière » dit le maire de cette ville : ce que nous voyons ne le contredit pas. Le relais médiéval, situé au rez-de-chaussée de la « Maison des Templiers »est un authentique relais du XIIIème siècle . Les Templiers en route pour Jérusalem pouvaient  changer de chevaux et s’y reposer. Il offre aujourd’hui des souvenirs et miniatures traditionnelles en complément de l’offre de la Maison du Terroir. En août, « Les médiévales roquebrunoises » créées en 2001 regroupent jusqu’à 400 participants costumés dans le village décoré : défilés, troubadours, fauconnerie, combats de joute et reconstitution de batailles attirent des milliers de visiteurs.

Pour l’heure, tout est calme et nous visitons la cité avec plaisir .D’abord les maisons à arcades, les vestiges de remparts qui rappellent que le terroir de Roquebrune n’a pas échappé pas aux invasions de Sarrasins, de pirates et de brigands qui firent régner la terreur jusqu’au IXème siècle sur toute la Méditerranée . Le campanile, la tour à l’horloge, la fontaine vieille, les ruelles tortueuses enchevêtrées rendent très pittoresque le quartier historique au cœur du village. Nous entrons au Musée pour découvrir la vie des habitants au siècle de nos grands-mères : le poêle dans la cheminée, le moulin à café, les porcelaines, les costumes traditionnels, les vieilles photos …Un charme désuet s’en dégage et nous fait sourire. Bientôt nous voilà au Musée du Chocolat : une collection de boîtes et d’objets consacrés à cette gourmandise nous ramène en Belgique car le chocolat belge détient la palme dans le domaine ! Nous n’en sommes pas peu fiers ! Les belles photos de notre ami Freddy illustrent bien le sujet en couleurs. Ici aussi, un petit groupe s’est aventuré en randonnée dans la vallée de l’Argens  et nous rejoint pour reprendre le car vers La Bouverie. Une brusque nuée d’orage nous assaille , l’eau ruisselle : nous ne regrettons pas de rentrer.

Arrive l’heure des remerciements à notre Président et à sa femme Françoise pour l’initiative et l’organisation de ces vacances . Avant le souper, la salle polyvalente rassemble les Marcheurs de la Police de Binche qui participent à la remise du cadeau collectif : une bonne bouteille pour le chef, une plante dans une poterie provençale pour sa dame , des bravos, une petite larme d’émotion pour l’occasion ! Tout s’est très bien passé, un grand coup de chapeau bien mérité .

 

Demain, Michel, notre chauffeur  prend les choses en mains. Avec son coéquipier, il nous ramènera à bon port, parfaitement dans le cadre de l’horaire prévu.

 

Voilà, chers amis les bonnes nouvelles que je voulais vous donner de notre club en  vacances à la Côte d’Azur.

 

 

                                                                       JEANNINE S.

12:23 Écrit par Viviane Roman dans Lettre de la Côte d’Azur. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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